le Pianococktail

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Création sonore qui a du goût

créé en 2014

Né de l’imagination géniale et débridée de Joris-Karl Huismans dans l’Orgue à bouche puis dans celle de Boris Vian dans l’Ecume des jours, le piano cocktail est avant tout une invention littéraire que Voel mettra en forme.

A la fois concert et piano bar, c’est une invitation à l’écoute, à la rêverie, au rire, à la contemplation.

Chaque note étant reliée à une fiole, l’enfoncement de la touche provoque un goutte à goutte du breuvage qui lui est associé. A base de fruits frais et d’alcool de choix (version sans alcool possible), le mélange est fait à vue par le pianiste.

 

Une création de Voel Martin et Aurélie Richer

L’écume des jours – Boris Vian

« A chaque note, dit Colin, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l’oeuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Seltz, il faut un trille dans le registre aigu. Les quantités sont en raison directe de la durée : à la quadruple croche équivaut le seizième d’unité, à la noire l’unité, à la ronde la quadruple unité. Lorsque l’on joue un air lent, un système de registre est mis en action, de façon que la dose ne soit pas augmentée – ce qui donnerait un cocktail trop abondant – mais la teneur en alcool. Et suivant la durée de l’air, on peut, si l’on veut, faire varier la valeur de l’unité, la réduisant par exemple au centième, pour pouvoir obtenir une boisson tenant compte de toutes les harmonies au moyen d’un réglage latéral. 

Il n’y a qu’une chose gênante, dit Colin, c’est la pédale forte pour l’oeuf battu. J’ai dû mettre un système d’enclenchement spécial, parce que lorsque l’on joue un morceau trop « hot », il tombe des morceaux d’omelette dans le cocktail et c’est dur à avaler. Je modifierai ça. Actuellement, il suffit de faire attention. Pour la crème fraiche, c’est le sol grave. »